Petite histoire de mon dernier churasco.
Mais d’abord qu’est-ce qu’un churasco ? Le churasco c’est la version brésilienne du barbecue, en fait c’est surtout un prétexte pour commencer les soirées à 14h au bord de la piscine. Et puis à 4h du matin, on dit « Oh, ben c’est le churasco qui a un peu dérapé ». Très tendance à Brasilia les churascos, en compter au moins un par week-end. C’est donc à l’occasion d’un churasco que j’ai pu profiter d’une petite immersion dans une nouvelle dimension de Brasilia, le Brasilia bobo gay... Le fait est que jusqu’à présent j’avais surtout rencontré la jeunesse brésilienne estudiantine, fonctionnaire ou diplomatique, très cosmopolite mais qui se retrouve dans l’attachement à la culture brésilienne, la vraie, celle de la samba et du forro. A Brasilia bobo gay les choses sont différentes : on habite loin du centre dans des maisons futuristes (cf photo), on a entre 30 et 35 ans, on vit depuis plus de 10 ans à Brasilia et on est architecte (gay), propriétaire de restaurant (gay) ou agent de tourisme (gay), on danse la samba, il faut bien, mais on écoute Pink Floyd et Radiohead[1] et appelle son chien Lenny Kravitz, on boit du champagne dans la piscine mais on est fier d’avoir voté Lula aux dernières élections, on est doucement décadent, on suit l’actualité de Castro et du Marais, on est en train de construire l’identité culturelle de Brasilia et on en a conscience…
Le lendemain j’ai participé à la corrida de reis, en quelques sortes le marathon de New York de Brasilia… Mais comme Brasilia c’est pas New-York, ça ne fait que 10km. Le parcours suit bêtement le tour de « l’axe monumental » qui sépare les deux ailes de la ville. 48 minutes et 30 secondes de bonheur qui me placent tout juste dans les 500 premiers (sur 1500). La surprise ça a été l’arrivée. Parce que qu’est ce qui attend le coureur à bout de souffle après ses 10 bornes, à 9h30 du matin ?... Le barbeuk ! Et oui, l’arrivée se fait dans une bonne fumée de steak, et les plus solides n’ont pas besoin de plus de 10 minutes de récupération avant de s’enfiler une bonne merguez-bière ! Ce pays est magique…
Mais d’abord qu’est-ce qu’un churasco ? Le churasco c’est la version brésilienne du barbecue, en fait c’est surtout un prétexte pour commencer les soirées à 14h au bord de la piscine. Et puis à 4h du matin, on dit « Oh, ben c’est le churasco qui a un peu dérapé ». Très tendance à Brasilia les churascos, en compter au moins un par week-end. C’est donc à l’occasion d’un churasco que j’ai pu profiter d’une petite immersion dans une nouvelle dimension de Brasilia, le Brasilia bobo gay... Le fait est que jusqu’à présent j’avais surtout rencontré la jeunesse brésilienne estudiantine, fonctionnaire ou diplomatique, très cosmopolite mais qui se retrouve dans l’attachement à la culture brésilienne, la vraie, celle de la samba et du forro. A Brasilia bobo gay les choses sont différentes : on habite loin du centre dans des maisons futuristes (cf photo), on a entre 30 et 35 ans, on vit depuis plus de 10 ans à Brasilia et on est architecte (gay), propriétaire de restaurant (gay) ou agent de tourisme (gay), on danse la samba, il faut bien, mais on écoute Pink Floyd et Radiohead[1] et appelle son chien Lenny Kravitz, on boit du champagne dans la piscine mais on est fier d’avoir voté Lula aux dernières élections, on est doucement décadent, on suit l’actualité de Castro et du Marais, on est en train de construire l’identité culturelle de Brasilia et on en a conscience…
Le lendemain j’ai participé à la corrida de reis, en quelques sortes le marathon de New York de Brasilia… Mais comme Brasilia c’est pas New-York, ça ne fait que 10km. Le parcours suit bêtement le tour de « l’axe monumental » qui sépare les deux ailes de la ville. 48 minutes et 30 secondes de bonheur qui me placent tout juste dans les 500 premiers (sur 1500). La surprise ça a été l’arrivée. Parce que qu’est ce qui attend le coureur à bout de souffle après ses 10 bornes, à 9h30 du matin ?... Le barbeuk ! Et oui, l’arrivée se fait dans une bonne fumée de steak, et les plus solides n’ont pas besoin de plus de 10 minutes de récupération avant de s’enfiler une bonne merguez-bière ! Ce pays est magique…
[1] Vous n’imaginez pas le bien que ça m’a fait après 2 mois à me taper de la musique tropicale…
2 commentaires:
ta photo marcel casquette est splendide mec, j espere que tu garderas tout ca pour le carnaval...
Quel bobo gay !
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