Je suis en vacances depuis deux jours, il est minuit et demi, je rentre tout juste d’une école de samba dans les « faubourgs » de Brasilia et il pleut averse sur les plantes tropicales qui occupent la terrasse de mon vaste duplex… Et oui, parce que voilà bientôt deux semaines que je vis en collocation avec deux charmantes demoiselles dans un charmant appartement au dernier étage d’un bâtiment tout à fait charmant. Le bonheur. D’autant que partager son appartement avec deux femmes, ça a plein d’avantages. Pas le temps de me rendre compte que la vaisselle est salle, elle est déjà propre ; le ménage se fait apparemment tout seul ; et je mange des légumes. En échange je suis de bonne humeur, je garde mon bordel dans ma chambre et j’évite la guitare passé 2H du matin. Mais finalement entre les soirées et les week-ends en vadrouille j’y passe peu de temps.
Les week-ends, donc : il y a deux semaines c’était São Paulo[1]. Pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’on s’est bien marré. La première impression en arrivant à São Paulo : c’est moche. Et en un week-end on n’a pas le temps de dépasser cette première impression : c’est trop grand, trop sale, trop bruyant, trop gris, trop bordélique, trop plein de trucs entassés les uns sur les autres, trop incohérent, l’enfer urbain interminable, comme à Delhi ou Bangkok les vieilles pierres en moins, bref on a beau chercher, c’est moche.
Du coup le week-end dernier, retour à des choses plus raisonnable et nouvelle virée à Rio. Sauf que ce passage a été pimenté par la concrétisation d’une lubie qui me travaille depuis ma première venue dans cette ville il y a 8 mois. Lubie largement taxée de « mais c’est dangereux », de « mais c’est du voyeurisme » et de « mais quelle idée à la con »… Tout ceci bien considéré, réfléchi et discuté, j’y suis quand même allé, et avec un ami nous avons suivi un guide spécialisé pour une visite des favelas. Rien de bien méchant non plus puisque même le lonely planet recommande l’expérience. Et mis à part les gens qui se baladent avec une arme à la main, toujours un peu déstabilisant, ça n’a rien d’hostile. Disons même que 95% du temps, 95% des gens et 95% des endroits sont tout à fait sympathiques. Pauvres certes, mais pas non plus misérable, ce n’est pas (ou ça n’est plus) l’Afrique. Et ça a confirmé mon opinion que ces endroits étaient largement mystifiés par les médias, qu’on en faisait toute une psychose, que ça contribuait à les enclaver d’avantage, que finalement ces gens ne demandaient rien de mieux que d’interagir avec l’extérieur, et qu’on risquait moins de s’y faire détrousser que sur copa cabana. Et en plus on une vue imprenable sur Rio.
Donc histoire de varier, demain je repars sur Rio, rejoindre quelques amis venus de France, et accessoirement pour le carnaval. A vida dura !
Les week-ends, donc : il y a deux semaines c’était São Paulo[1]. Pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’on s’est bien marré. La première impression en arrivant à São Paulo : c’est moche. Et en un week-end on n’a pas le temps de dépasser cette première impression : c’est trop grand, trop sale, trop bruyant, trop gris, trop bordélique, trop plein de trucs entassés les uns sur les autres, trop incohérent, l’enfer urbain interminable, comme à Delhi ou Bangkok les vieilles pierres en moins, bref on a beau chercher, c’est moche.
Du coup le week-end dernier, retour à des choses plus raisonnable et nouvelle virée à Rio. Sauf que ce passage a été pimenté par la concrétisation d’une lubie qui me travaille depuis ma première venue dans cette ville il y a 8 mois. Lubie largement taxée de « mais c’est dangereux », de « mais c’est du voyeurisme » et de « mais quelle idée à la con »… Tout ceci bien considéré, réfléchi et discuté, j’y suis quand même allé, et avec un ami nous avons suivi un guide spécialisé pour une visite des favelas. Rien de bien méchant non plus puisque même le lonely planet recommande l’expérience. Et mis à part les gens qui se baladent avec une arme à la main, toujours un peu déstabilisant, ça n’a rien d’hostile. Disons même que 95% du temps, 95% des gens et 95% des endroits sont tout à fait sympathiques. Pauvres certes, mais pas non plus misérable, ce n’est pas (ou ça n’est plus) l’Afrique. Et ça a confirmé mon opinion que ces endroits étaient largement mystifiés par les médias, qu’on en faisait toute une psychose, que ça contribuait à les enclaver d’avantage, que finalement ces gens ne demandaient rien de mieux que d’interagir avec l’extérieur, et qu’on risquait moins de s’y faire détrousser que sur copa cabana. Et en plus on une vue imprenable sur Rio.
Donc histoire de varier, demain je repars sur Rio, rejoindre quelques amis venus de France, et accessoirement pour le carnaval. A vida dura !
[1] Prononcer "Sahoha Paholaho"
1 commentaire:
je viens de comprendre ton jeu de mot favela choc.
brillant.
tcho gros, et le breil ct de la balle
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